Source: capital

 

Les Assises de l’Afer ont été l’occasion d’appeler les épargnants, dans un contexte de taux d’intérêt bas, à la diversification pour leur investissement en assurance vie.

 

Pour votre assurance vie, il faut oublier le seul fonds en euros pour obtenir de la performance. Désormais, et encore plus qu’auparavant dans un contexte de taux d’intérêt négatifs, il faut diversifier votre placement. “La sécurité ne rémunère plus, la garantie rémunère mal. Il faut s’ouvrir”, signale Gérard Bekerman, président de l’Afer. Voilà ce qu’il faut retenir des Assises de l’association d’épargnants, qui ont eu lieu ce lundi 28 octobre.

“Un épargnant qui cherche davantage de rentabilité doit accepter d’avoir moins de garanties ou d’investir à plus long terme”, ajoute Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, invitée aux Assises de l’Afer. Toutefois, “ce n’est pas par la contrainte, mais dans le respect de la liberté des épargnants, qu’on pourra faire aboutir les choses”, précise Gérard Bekerman.

Comprendre : il faut que les distributeurs de contrat d’assurance vie poussent les particuliers à la diversification de leurs placements, tout en respectant leur devoir de conseil et le profil de risque des épargnants. Une situation d’autant plus délicate pour les distributeurs que les grands assureurs de la place ont annoncé qu’ils allaient imposer des contraintes d’investissement en unités de compte pour les futurs versements sur leurs fonds en euros.

“Les solutions dans un contexte de taux d’intérêt négatifs, pour ne parler que de l’Afer : je suis pour les fonds verts, je suis pour le risque, je suis pour l’ouverture et les opportunités”, insiste le président de l’association. D’ailleurs, pour le contrat d’assurance vie distribué par l’Afer, Aviva – l’assureur de ce contrat – diversifie depuis longtemps les investissements au sein-même du fonds en euros. “Depuis 2015, 1,5 milliard d’euros du fonds garanti est consacré à l’économie réelle (PME et ETI). Nous voulons renforcer ces investissements dans les prochains mois”, relève Gérard Bekerman.

 

Les rendements des fonds en euros resteront positifs

Pas de panique toutefois concernant l’avenir des fonds en euros, ils “pourront encore délivrer des rendements positifs”, rassure Agnès Pannier-Runacher. Et ce, grâce aux actifs détenus depuis longtemps en portefeuille par les assureurs, qui rémunèrent toujours à des taux avantageux et qui compensent donc les placements à taux négatifs réalisés actuellement par les organismes.

 

Gérard Bekerman se veut d’ailleurs optimiste quant à l’avenir des taux d’intérêt, et donc des rendements des placements financiers. “Je suis convaincu que la situation est réversible […] Nous ne sommes pas condamnés à vivre avec des taux négatifs”, déclare le président de l’Afer, à rebours des prévisions faites par un grand nombre d’acteurs de la place, qui s’attendent à un maintien de taux d’intérêt bas, voire négatifs, pour plusieurs années encore.

 

 

 

Laisser un commentaire